Hier, j’avais écrit un billet en réaction à la chronique d’Yves Boisvert dans laquelle il s’en prenait aux gérants d’estrade. Par contre, je trouvais déplorable que les seuls « faits d’armes » servant à légitimer leur travail étaient d’avoir révélé des scandales. Personnellement, je ne trouve pas que nous devrions être fiers d’êtres des « brasseurs de marde ». Bref, même si je ne remets pas en cause le travail des journalistes tel que le présente Boisvert, je considère que peu importe qui a raison, le public (et par extension la démocratie), lui, est perdant. Mettre à jour des scandales n’est qu’une partie du travail à faire; faire des synthèses, contextualiser, présenter des solutions possibles font partie de celle qui est trop souvent oubliée. Une amie et ancienne collègue de classe a pris le temps de répondre à mon texte. Je lui ai répondu dans la section des commentaires. Cependant, la réaction épidermique que la lecture de mon texte avait suscitée me laisse croire que le ton de mon texte a peut-être masqué le fond de mon propos. Ne voulant pas faire un Falardeau de moi-même, je prends donc le temps d’y revenir, de mieux esquisser ma critique et de proposer quelques pistes de réflexion. Lisez la suite de cette entrée »
Prendre de la merde et en faire du fumier pour nourrir les fleurs de la démocratie
6 11 2009Commentaires : Laisser un commentaire »
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Les gérants d’estrades contre les brasseurs de merde
4 11 2009Alors, le texte de Boisvert contre les détracteurs de la Presse a fait jaser aujourd’hui. Bien qu’un ami m’en ait glissé un mot à l’heure du lunch, je ne l’avais pas lu jusqu’à ce soir et, par conséquent, ne sais pas trop ce qui s’est dit sur le sujet. Je ne veux pas remettre en question du travail journalistique dont parle Boisvert. Cependant, je sais que ne suis pas du tout d’accord avec sa défense et la conclusion implicite : « chialez tant que vous voudrez, au moins on fait avancer les choses en “dénonçant les coquins”! Pis si les gens n’ont pas été voter, ce n’est pas de notre faute! On leur a dit ce qu’ils devaient savoir! »
Eh bien, non, justement, il se peut que s’ils ne sont pas allés voter, ce soit peut-être de votre faute, de celle de vos collègues, et de votre « acharnement » collectif. Lisez la suite de cette entrée »
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Retour en affaires
22 09 2009Force est de constater que je ne suis pas un blogueur assidu. Un de mes problèmes doit être que je passe tellement de temps à ruminer des idées que , lorsque je suis prêt à écrire, le moment est déjà passé et je n’ai pas ajouté de ma perspective à la conversation ! J’ai donc décidé de changer les choses et de me mettre à blogueur avec un peu plus d’entrain et de rigueur… pour deux semaines !
Blague à part, une autre raison pour laquelle je ne prend pas le temps d’alimenter ce blogue est que, d’habitude, je préfère publier quelque chose de complet et, si possible, de nouveau. Ceci qui requiert un temps considérable. Un temps que je n’ai pas. Par conséquent, j’ai décidé de transformer cet espace en lieu de réflexion un peu plus ouvert. Il y aura certains analyses plus poussées, plus complètes. Cependant, ces dernières se trouveront sous la catégorie très originale nommée « Analyses ». Les autres seront saupoudrées allègrement d’autres métatags et étiquettes selon le sujet du moment. Aussi, plutôt qu’être jaloux de mes idées jusqu’à temps qu’elles soient prêtes à être exposées. Je m’ouvre un peu plus à vous et à vos commentaires, qui que vous soyez. Au plaisir de discuter avec vous !
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Les nouveaux souverains
27 02 2009Aujourd’hui, Facebook tente de devenir plus démocratique. Cette décision est la conséquence d’une énième bourde de la part de la jeune compagnie. Personnellement, la tournure des événements ne surprend pas : selon moi, les plateformes ne devaient être considérées comme des « services » associés à des conditions d’utilisation restrictives, mais plutôt à des « territoires » où les utilisateurs-citoyens s’expriment et agissent. Mine de rien, les compagnies ne font que fournir le cadre, toute la « richesse » (les interactions et le contenu) est le fruit des actions des utilisateurs. Ils peuvent donc légitimement sentir que le fruit de leur travail leur appartient.
Dans un billet écrit sur le blogue du cours d’économie numérique de HEC Montréal, j’arguais justement que sans nécessairement se rendre jusqu’à l’ouverture totale, les compagnies devaient reconnaître qu’elles devaient sembler être « justes ». D’ailleurs, pour savoir comment agir, elles ne peuvent plus se fier aux anciennes manières de faire, mais se tourner vers d’autres disciplines pour obtenir des réponses. Par exemple, la science politique.
Je lève toutefois mon chapeau à Facebook pour avoir été aussi loin. Traditionnellement, les compagnies privées étant réticentes à s’ouvrir, selon moi, s’assurer d’être un bon souverain plutôt qu’un tyran est déjà un pas dans la bonne direction. Facebook, fais le pas supplémentaire et, d’une certaine manière, se rapproche d’une philosophie 2.0 de cocréation. Je souhaite la meilleure des chances à la compagnie. Espérons qu’elle saura développer une bonne relation avec ses membres et que plus de transparence n’empêchera pas la compagnie de prendre des décisions d’affaires impopulaires, mais nécessaires…
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Catégories : Analyses, Nouveaux médias
Des idées pour le futur
7 01 2009Howord Rheingold donne cet hiver un cours à Stanford sur le digital journalism. Pour le plus grand plaisir du reste de la planète, il est possible d’avoir accès à la page wiki du cours. On y trouve des idées très intéressantes. Mes préférées ? Le computational journalism et crash course. Ça se passe par ici.
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Mots-clefs : Adaptation, Modèle d'organisation, nouveau journalisme
Catégories : Le nouveau journalisme, journalisme web
Pourquoi le journal collaboratif triomphera
22 08 2008Par Alexandre Cayla
Le blogue Epicenter de Wired a un billet aujourd’hui qui traite de iReport, la plateforme de journalisme citoyen de CNN. Bien que très court, il argue, chiffre à l’appui, que la cohabitation entre journalisme amateur et professionnel est en train de s’établir. Évidemment, seulement certaines histoires ont été rediffusées. Toutefois, le principe sous-tendant le journal collaboratif (obtenir des «contenus» de plusieurs sources et donc une diversité de perspectives à portée de main) est respecté. En ayant recours au «crowdsourcing», l’entreprise médiatique peut donc concilier flexibilité et faibles coûts.
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Mots-clefs : crowdsourcing, environnement médiatique, journal collaboratif, réseau de blogues
Catégories : Modèle d'organisation
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