Prendre de la merde et en faire du fumier pour nourrir les fleurs de la démocratie

6 11 2009

Hier, j’avais écrit un billet en réaction à la chronique d’Yves Boisvert dans laquelle il s’en prenait aux gérants d’estrade. Par contre, je trouvais déplorable que les seuls « faits d’armes » servant à légitimer leur travail étaient d’avoir révélé des scandales. Personnellement, je ne trouve pas que nous devrions être fiers d’êtres des « brasseurs de marde ». Bref, même si je ne remets pas en cause le travail des journalistes tel que le présente Boisvert, je considère que peu importe qui a raison, le public (et par extension la démocratie), lui, est perdant. Mettre à jour des scandales n’est qu’une partie du travail à faire; faire des synthèses, contextualiser, présenter des solutions possibles font partie de celle qui est trop souvent oubliée. Une amie et ancienne collègue de classe a pris le temps de répondre à mon texte. Je lui ai répondu dans la section des commentaires. Cependant, la réaction épidermique que la lecture de mon texte avait suscitée me laisse croire que le ton de mon texte a peut-être masqué le fond de mon propos. Ne voulant pas faire un Falardeau de moi-même, je prends donc le temps d’y revenir, de mieux esquisser ma critique et de proposer quelques pistes de réflexion. Lisez la suite de cette entrée »