Pourquoi le journal collaboratif triomphera

22 08 2008

Par Alexandre Cayla

Le blogue Epicenter de Wired a un billet aujourd’hui qui traite de iReport, la plateforme de journalisme citoyen de CNN. Bien que très court, il argue, chiffre à l’appui, que la cohabitation entre journalisme amateur et professionnel est en train de s’établir. Évidemment, seulement certaines histoires ont été rediffusées. Toutefois, le principe sous-tendant le journal collaboratif (obtenir des «contenus» de plusieurs sources et donc  une diversité de perspectives à portée de main) est respecté. En ayant recours au «crowdsourcing», l’entreprise médiatique peut donc concilier flexibilité et faibles coûts.

Lisez la suite de cette entrée »





Youtube, gardien de la vérité

13 08 2008

Par Alexandre Cayla

YouTube est souvent considéré comme étant l’archétype des « nouveaux médias ». YouTube et ses émules donnent donc aux citoyens la possibilité de « faire la nouvelle ». Il tire sa puissance de son nombre effarant d’utilisateurs, mais surtout, surtout, de ses « pages vues ». En effet, la capacité d’incruster des vidéos dans des pages web ou de les envoyer a fait en sorte qu’il n’est pas rare que certaines de celles-ci soient vues des millions de fois. De plus, lorsqu’une vidéo (notamment politique) atteint les millions de visualisations, les médias « traditionnels » en parlent. La campagne présidentielle qui a lieu à l’heure actuelle aux Étst-Unis est un exemple de cette évolution : on cherche constamment le prochain « moment YouTube ».

Cette évolution est intéressante, car la plate-forme est à la fois la source et diffuseur de l’événement. De plus, ce n’est qu’à ce moment qu’il peut être menaçant pour les « médias traditionnels », car il se met à remplir une fonction qui était précédemment leur chasse gardée. Une plateforme qui diffuse des vidéos de pandas qui éternuent ne devrait pas être une menace. Toutefois, il y a une caractéristique peut être considérée comme une « menace ».

Lisez la suite de cette entrée »





Pendant que les Géants dormaient… le monde a changé

14 06 2008

Par Alexandre Cayla

Internet vient encore de prouver sa capacité de changer la topographie de la société humaine en laissant sur le carreau un autre géant qui n’avait pas su l’apprivoiser : Hillary Clinton. En effet, dans la vague des analyses postprimaires (sur son infructueuse tentative de ravir l’investiture de son parti) plusieurs commentateurs ont blâmé, en plus du sexisme, son incompréhension de l’arène électorale post-Youtube.

Le San Fransico Chroncile trace même un parallèle entre les déboires de l’ancienne Première Dame et l’incapacité de certains acteurs de films muets à faire une transition vers les «talkies». À SurleWeb de Radio-Canada, Jean-Philippe Wauthier parle plutôt de la difficulté qu’a Hillary Clinton à s’adapter à une nouvelle « culture de l’authenticité » de l’Internet à l’ère du « 2.0 », des communautés. En substance, il argue que Hillary Clinton a dirigé la plus belle campagne électorale du XXe par siècle tandis que son rival, Barack Obama, a monté la première campagne du XXIe siècle.

Toutefois, son bilan en la matière est beaucoup plus reluisant que ne le laissent penser ces commentateurs : elle a lancé sa campagne en ligne cherchant à établir une «conversation» par le biais de Youtbe, elle a demandé à des milliers d’Internautes de choisir sa chanson de campagne et, vers la fin de la campagne, elle a refait le même exercice avec des T-Shirts. Bref, à mon sens, elle a acquis les outils du médium, mais elle n’en a pas maîtrisé les codes.

Lisez la suite de cette entrée »






La concurrence sans ses conséquences

24 05 2008

Par Alexandre Cayla

Il n’est pas inhabituel de voir Youtube faire la nouvelle, mais à partir de maintenant Youtube fera de la nouvelle. En effet, sur son blogue corporatif la compagnie a annoncé le lancement d’un nouveau service de journalisme citoyen (Citizen News). L’objectif, clairement présenté par la nouvelle « rédactrice en chef » du service, Olivia M., est de faire de Youtube un « go-to destination » des nouvelles en ligne.

Jusqu’à présent, Youtube et ses émules (notamment dailymotion, veoh.com et Tontuyau au Québec) avaient grandement changé le paysage de la diffusion en permettant à n’importe quel utilisateur de devenir un producteur de contenu et de le diffuser à son public par le biais du Web. Mme. M., parle d’ailleurs de toutes ces personnes qui ont utilisé la plate-forme pour diffuser des « webcasts» d’information allant « des dernières nouvelles sur les événements se déroulant sur le campus à une entrevue avec les maires ». Toutefois, étant d’abord et avant tout une plate-forme de diffusion, les contenus qui s’y retrouvent sont très variés. Par conséquent, même lorsqu’ils sont organisés dans des chaînes, ils sont souvent perdus dans une mer d’autres chaînes plus ou moins pertinentes comme en témoigne la capture d’écran.

Et, même s’il est vrai qu’il existe des fonctions de recherche, le consommateur de nouvelles est avant tout à recherche d’une nouvelle fiable, pas d’une chaîne. C’est d’ailleurs pourquoi les « marques » dominent encore les nouvelles en ligne.

Lisez la suite de cette entrée »





La presse est morte! Longue vie à la sphère médiatique!

23 05 2008

Par Alexandre Cayla

Le 14 avril dernier, Jeff Jarvis, professeur associé et directeur du programme de journalisme interactif à la Graduate School of Journalism de la City University of New York a publié un billet sur ce qu’il appelle le « press sphere » ou « sphère médiatique » ou « informationnelle ». Il s’agissait, en quelque sorte, d’une synthèse de sa vision sur la nouvelle « écologie médiatique » depuis l’avènement d’Internet. Une des forces de son texte est qu’il va au-delà de du nouveau journalisme, tel que présenté par Paul Bradshaw, le situant dans son contexte global.

Selon lui, les organes de presse doivent adopter une nouvelle structure plus en phase la nature des relations entre consommateur et producteurs de contenu sur Internet. En fait, tant que les gestionnaires des médias ne s’en rendront pas compte, il sera difficile pour eux de mettre sur pied des modèles d’affaires fonctionnels. L’ancien modèle « linéaire » s’oppose donc à l’idée de « sphère informationnelle » et c’est d’ailleurs parce que les « médias traditionnels » ne comprennent pas cette nouvelle dynamique qu’ils ont tant de difficulté à effectuer une migration réussie vers le Web.

Dans le système traditionnel, le travail des organes de presse s’apparente à celui de n’importe quelle autre industrie : un entrant (des événements, des informations, une déclaration controversée, un rapport, etc.), un processus (travail journalistique) et un extrant (journal, téléjournal, etc.) qui sera consommé par un citoyen désireux d’être informé. Or, sur Internet, le consommateur de nouvelles a accès à différents types de sources au sein d’une « sphère informationnelle » et la presse n’en est qu’une. Lisez la suite de cette entrée »





Le nouveau journalisme

21 05 2008

Par Alexandre Cayla

Aujourd’hui, les compagnies, les gouvernements et même les citoyens peuvent produire et diffuser de l’information. Ainsi, d’un monde où l’information était rare et diffusée par certains acteurs privilégiés, nous sommes passés à un monde où elle est surabondante et où les consommateurs de nouvelles n’ont plus besoin de passer par des intermédiaires pour avoir accès à l’information. Il n’est donc pas étonnant que la valeur de la nouvelle soit en chute libre et que le métier de journaliste soit dans une crise existentielle.

Comme le souligne Philippe Le Roux, président de la firme montréalaise de marketing interactif VDL2, sur le blogue de Nelson Dumais : « pour les internautes, la nouvelle est perçue comme étant gratuite; c’est l’information qui a de la valeur. Ils sont prêts à payer pour de la nouvelle traitée, celle mise en perspective ou contradictoire. La nouvelle brute, ils l’ont partout, à répétition, à longueur de journée ». Bref, dans ce nouvel environnement, les journalistes ne peuvent plus justifier leur rôle d’intermédiaire entre la source et le consommateur; pour survivre, le journaliste devra se réinventer.

La profession a déjà commencé à changer : de journalistes spécialisés dans une forme de communication, les employeurs exigent maintenant qu’ils deviennent des « journalistes multimédias » aussi bien capables de recueillir de l’information et de la communiquer sous forme écrite que de filmer et de monter des reportages. L’idée centrale est simple : la réutilisation du contenu dans un contexte « multiplateforme ». Or, on peut dire qu’il s’agit là d’une solution « quantitative » (produire plus) à un problème « qualitatif » (produire différemment) : le problème n’est pas la production journalistique, mais la fonction même du journaliste. En fait, le rôle du « nouveau » journaliste serait plutôt d’être « au-dessus » du contenu. Qu’est-ce que cela veut dire?

Lisez la suite de cette entrée »





Le réseau de blogues

19 05 2008

Par Alexandre Cayla

Avec l’apparition des CMS (Content Management Systems) et des plates-formes de blogues, la publication sur Internet est devenue accessible à tous. Selon un comité d’étude du Séant français, on dénombrait pas moins de 63 millions de blogues en 2007. Toutefois, de ce nombre, très peu de blogues se sont démarqués ou sont devenus de réelles sources d’information (plutôt que d’opinion) pour les Internautes. On observe cependant que plusieurs blogues américains ont atteint un nombre suffisant de lecteurs pour s’établir comme des entreprises médiatiques à part entière, c’est notamment le cas du réseau TechCrunch. Une explication avancée est celle de la taille du marché linguistique : comme le nombre de personnes comprenant l’anglais au niveau mondial est très élevé, il a été plus facile pour les blogues de langue anglaise d’atteindre une masse critique de lecteurs.

En fait, la notion de masse critique est centrale à la stratégie à adopter lorsqu’on lance un blogue, car sur Internet la majorité des revenus proviennent de la publicité. Ainsi, cette contrainte limite le nombre de stratégies qui peuvent être adoptées : comme le blogue se concentre souvent sur un sujet bien précis (et s’adresse à un public de niche, spécialisé) il sera possible pour lui de faire ses frais si le public cible est grand. Toutefois, comme sur n’importe quel marché, il existe plusieurs joueurs, un blogueur peut difficilement y arriver s’il ne possède pas une ténacité hors pair ainsi qu’une expertise distinctive à proposer. Cela dit, ce n’est pas parce que le blogueur est incapable d’atteindre un seuil qu’il ne mérite pas de s’exprimer. Ainsi, pour atteindre cet exigence de l’affluence, un blogueur peut faire équipe et se placer au sein d’un réseau au sein duquel chacun propose une offre complémentaire. La logique sous-tendant cette stratégie est simple : pour atteindre un public suffisamment large, plutôt que d’offrir un contenu généraliste à un vaste public, ils chercheront à additionner les publics spécialisés.

Ce système possède plusieurs avantages : d’abord, en offrant un public agrégé, ils peuvent aller chercher de plus gros annonceurs. De plus, comme souvent le réseau est doté d’une page principale qui publicise les derniers (ou les meilleurs) billets, le lecteur qui se rend sur le réseau par un blogue peut bien prendre le temps d’aller lire ce qui s’écrit ailleurs. Un bon exemple de ce type de système est le réseau de blogues du magazine technologique wired : wired.com.

De plus, le blogue possède quelques avantages intrinsèques par rapport au journal multimédia : dans le second cas, les lecteurs s’attendent à avoir des articles de fond sur un sujet, tandis que sur un blogue, les billets sont plus courts et, parfois, il ne s’agit que de liens vers d’autres textes. Le blogue cherche plutôt à communiquer une information, à la commenter et à rediriger l’Internaute. D’ailleurs, le commentaire est un aspect important du blogue, car il constitue un facteur de différenciation par rapport à la livraison du message «impartiale», plus traditionnelle. Tous ces éléments font en sorte que les Internautes sont incités à revenir plusieurs fois par jour sur le blogue (pour connaître les derniers développements, ou parce que le blogue est devenu une porte d’entrée en la matière, l’endroit où aller lorsque l’on veut savoir «ce qui se passe») et à interagir et commenter les nouvelles rapportées. Évidemment, en augmentant le temps passé sur le blogue, ils augmentent leur exposition aux publicités.





Le journal collaboratif

19 05 2008

Par Alexandre Cayla

Le journal collaboratif répond sensiblement aux mêmes besoins que le journal multimédia. De plus, il offre le même type de contenu (articles, chroniques, vidéos, etc.). En fait, la différence notable entre les deux types de sites d’information en ligne se situe plutôt au niveau de la production : tandis tout le contenu du journal multimédia est produit par des journalistes, le journal collaboratif est produit majoritairement par des citoyens. Évidemment, le recours à des journalistes amateurs plutôt que professionnels a un impact sur le type d’article qui sera produit. Par conséquent, même si l’on peut dire que le journal multimédia et le journal collaboratif se ressemblent sur la forme, ils diffèrent sur le fond.

Deux différences sautent aux yeux : d’abord, au niveau des sujets abordés, comme quiconque peut se faire publier et que les rédacteurs citoyens ont des centres d’intérêt souvent très différents, les sujets abordés sont beaucoup plus variés. Ensuite, même si les « journalistes-citoyens » doivent adhérer à code d’éthique journalistique, ils sont seuls responsables du contenu de leurs articles. On ne peut donc pas s’attendre à retrouver la même qualité sur l’ensemble du site Internet. D’ailleurs, plusieurs journaux collaboratifs, conscients de ce fait, effectuent une discrimination entre les articles de première qualité, endossés par l’organisation, et les autres.

Dans les faits, il existe plusieurs types de journaux collaboratifs : ceux qui sont produits à 100 % par des citoyens (comme la plateforme québécoise Centpapiers) ou des modèles hybrides (comme OhmyNews, un site d’information en ligne coréen) où des journalistes se chargent de couvrir les événements d’actualité importants (comme l’actualité politique ou économique) et les citoyens produisent des articles plus proches de leur quotidien. Toutefois, les implications économiques du modèle sont les mêmes pour les deux types d’organisation.

Implications économiques du modèle d’affaires
À l’heure actuelle, les entreprises traditionnelles dans l’industrie de la presse ont de la difficulté à faire leurs frais. Dans une telle situation, tout gestionnaire dira qu’il n’y a que deux options : augmenter les revenus ou réduire les dépenses. Sans équivoque, les journaux collaboratifs ont choisi la deuxième option.

En effet, contrairement aux journaux multimédia qui sont en fait des portails web d’organes de presse traditionnel (journaux, télé), le journal collaboratif est basé sur Internet. Par conséquent, ils n’ont pas à défrayer des coûts d’infrastructure de diffusion ou d’impression. Ensuite, comme la majorité des collaborateurs « travaillent » de chez eux, ces organisations n’ont pas besoin de beaucoup d’espace de bureau. Elles sont ce qu’on appelle des organisations virtuelles. Finalement, comme les articles sont produits par des bénévoles ou des pigistes, les coûts de production du contenu sont minimes.

Le cas du journal collaboratif coréen OhmyNews est un excellent exemple : malgré la petitesse de son personnel (60 personnes, dont 35 reporters), OhmyNews peut soutenir le rythme de grandes organisations de presse nationales en publiant de 150 à 200 articles par jour. Au départ, OhmyNews ne comptait que 727 collaborateurs, quatre ans plus tard, ils sont 34 000. Le journal est devenu rentable après 4 ans d’activité. L’investissement initial avait été de 80 000 $ tandis qu’aujourd’hui l’organisation génère des revenus de quelques millions. De plus, comme le journal est très impliqué dans la communauté, il jouit d’un très fort capital de sympathie. Ainsi, certaines personnes font même des donations au journal pour qu’il puisse poursuivre ses activités. En 2004, le journal avait recueilli 340 000 $ en contribution volontaires.

Pour une analyse plus approfondie du cas OhmyNews, lire Capitulation to capital? OhmyNews as alternative media de Eun-Gyoo Kim and James W. Hamilton dans Media Culture Society 2006; 28; 541





Le site Internet hyperlocal

18 05 2008

Par Alexandre Cayla

La logique sous-tendant le site hyperlocal diffère grandement de celle du journal multimédia, ou d’un journal en général. D’abord, au niveau de l’échelle : plutôt que de viser un marché national, il cherche plutôt à s’ancrer dans une communauté, dans des quartiers ou des villes. Ensuite, au niveau de l’offre : plutôt que de faire écrire des articles par des journalistes professionnels, il sollicite plutôt la participation de la communauté. En effet, la valeur d’un site d’information en ligne hyperlocal vient de sa capacité à répondre aux besoins et aux attentes de ses citoyens-lecteurs. Bref, s’éloignant du concept même de journal, le site hyperlocal s’inspire plutôt des sites de réseautage social et tend à organiser la communauté.

Toutefois, il ne faut pas confondre le site Internet hyperlocal et le journal collaboratif comme Centpapiers (100 % citoyen) ou OhmyNews (modèle hybride). Ces derniers sollicitent la participation des citoyens au niveau de la production d’articles. La finalité du travail effectué reste donc la même : rapporter des événements ou émettre des opinions. La grande différence qu’ils ont avec les organes de presse traditionnels est que comme ils ne discriminent pas au niveau des sujets abordés, ils permettent à des groupes marginaux de faire entendre leur voix. Le site Internet hyperlocal a une finalité différente : stimuler les échanges et faciliter l’organisation de la vie communautaire. Ainsi, dans ce modèle, les articles ne sont qu’une offre parmi tant d’autres.

Il y a donc plus de forums, de calendriers, les citoyens sont invités à rapporter des situations qu’ils ont vécu récemment et qui sont d’intérêt public. Il y a aussi beaucoup d’informations factuelles comme sur la collecte des ordures, sur les parties de hockey des différentes ligues dans le coin, par exemple. Des élus et des porte-parole locaux auraient aussi une place de premier plan et les citoyens pourraient échanger sur les questions abordées dans des forums. Finalement, comme les échanges entre citoyens sont encouragés la personnalisation serait de mise : plutôt que de rester anonymes, ces derniers seraient invités à se créer des profils et à donner de l’information sur leurs préférences et leurs intérêts. Ils peuvent recevoir des courriels avec du contenu les intéressant et des invitations à des événements, etc. De plus, après un certain temps, ils peuvent devenir eux-mêmes modérateurs. L’organisation, elle, s’efface et se concentre sur son rôle de modérateur et, à l’occasion de rédaction d’articles de fond.

Les sources de revenus
Encore une fois, la stratégie adoptée dans un site hyperlocal diffère de celle qu’adopterait un journal traditionnel : plutôt que de viser à augmenter ses revenus publicitaires en augmentant le nombre de visiteurs, il cherche à augmenter la valeur de chaque utilisateur. En effet, la création de profil et le fait que ses activités sont centrées géographiquement font en sorte qu’il est possible de tracer des portraits personnalisés de chaque utilisateur. Comme les probabilités d’achat sont plus hautes, les publicitaires seront prêts à payer plus. Parallèlement, les publicités locales et les petites annonces jouent une place centrale dans le modèle d’affaire pour les mêmes raisons : comme un commerçant peut s’attendre à de meilleurs rendements puisqu’il s’adresse à des résidents, il pourrait être prêt à payer plus.

Aussi, comme le site Internet hyperlocal est avant tout une plate-forme, il serait possible pour l’organisation de vendre des licences de ses logiciels ou même de lancer des sites similaires pour d’autres régions. Ainsi, elle augmenterait le territoire couvert et deviendrait plus intéressante aux yeux des annonceurs.De plus, comme, fondamentalement, le site hyperlocal cherche à permettre à ses utilisateurs de s’organiser, il pourrait faire payer certains groupes qui aimeraient avoir accès à des fonctions avancées comme des boîtes de courriels, des forums et des calendriers privés, ainsi que du soutien technique.

Il ne faut pas oublier que l’organisation qui gère le site Internet hyperlocal ne doit pas nécessairement être à but lucratif. Ainsi, elle peut chercher à se financer grâce au soutien de la communauté. Cette méthode de financement quelques avantages : les citoyens auront l’impression que le site Internet leur appartient, et comme l’organisme solliciterait directement les citoyens, il risque fort d’être plus à l’écoute et donc plus réceptive aux demandes de ses utilisateurs.